Dialogue Structuré Jeunesse en région Bourgogne Franche-Comté
Offre culturelle
Bourgogne-Franche-Comté compte près de 5 200 lieux et équipements culturel, dont plus de 3 600 monuments historiques qui préservent des édifices témoignant du passé de la région, et 60 bâtiments labellisés « Architecture contemporaine remarquable », bâtis depuis moins de 100 ans. Tous ne se visitent cependant pas. Sans ces édifices protégés par ces deux labels qui garantissent des mesures de protection et de conservation en raison de leur intérêt particulier en matière architecturale et patrimoniale, on compte près 1 900 lieux et équipements culturels de visite, de spectacle ou de consultation.
La Côte d’Or et le Doubs rassemblent chacun 20 % de ces équipements, tandis que le Jura (8 %), La Nièvre (8 % et le Territoire de Belfort (4 %) en comptent moins. Sept équipements sur dix sont des lieux de lecture publique, les deux tiers (67 %) comptent moins de 100 m2, soit des bibliothèques de petite taille, dont une partie sont des points relais desservis par les huit bibliothèques départementales de prêt. Sur le millier de bibliothèques, 900 sont ainsi situées dans des zones de faible densité. En Bourgogne-Franche-Comté comme ailleurs, on mesure bien ainsi le rôle d’équipement culturel de proximité que jouent les bibliothèques sur le territoire.
La Bourgogne-Franche-Comté compte un peu moins d’une centaine de cinémas dont 12 multiplexes, pour 280 écrans et 49 000 fauteuils. Deuxième équipement culturel de proximité, le cinéma est également présent non seulement dans les centres urbains et les zones densément peuplées (11 % des cinémas sont situés dans des zones denses) mais également dans les espaces moins densément peuplés : 42 % des équipements sont situés dans des zones de densité intermédiaire et 47 % dans des espaces peu ou très peu denses. Si les équipements cinématographiques sont présents sur l’ensemble du territoire régional, leur taille diffère en revanche selon la densité des espaces territoriaux. Ainsi, les plus grands équipements sont dans les zones densément peuplées, tandis que les zones peu denses accueillent des cinémas de taille plus modeste. Le classement Art et essai, signe d’une politique de soutien à la diversité, joue un rôle significatif dans l’offre : la part des cinémas labellisés Art et essai est ainsi bien plus importante dans les espaces de faible densité (74 % des cinémas sont labellisés Art et essai dans les espaces peu denses). Cela peut même concerner la totalité des équipements dans certains départements comme en Côte d’Or.
Bourgogne-Franche-Comté compte également 102 musées de France. Les 90 musées de France ouverts cette année-là ont attiré près de 2,1 millions de visites en 2019 (12 établissements étaient fermés). Les musées de Côte d’Or concentrent près de quatre visites sur dix (38 %), et ceux du Doubs un peu plus du quart (28 %). La région est riche de quatre monuments nationaux : l’abbaye de Cluny, vestige d’un centre spirituel, siège du plus grand ordre monastique médiéval d’Occident, et la chapelle des moines de Berzé-la-Ville, une chapelle romane d’un prieuré clunisien aux fresques romanes exceptionnellement préservées, en Saône-et-Loire ; le château Renaissance de Bussy-Rabutin en Côte d’Or, et l’horloge astronomique de la cathédrale de Besançon, dans le Doubs. Ces quatre sites ont enregistré près de 173 300 visites en 2019, dont les deux tiers pour l’abbaye de Cluny
Autre label patrimonial présent en Bourgogne-Franche-Comté, les 19 maisons des Illustres, de la maison natale de Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye, à la maison Jules-Roy, à Vézelay. Souvent, ces maisons d’Illustres sont aussi des musées de France comme le musée départemental Gustave Courbet à Dole. Ces maisons des Illustres ont généré 230 000 entrées en 2019.
Au-delà du bâti, le patrimoine s’incarne aussi dans l’art des jardins et la Bourgogne-Franche-Comté compte une trentaine de jardins remarquables labellisés, des parcs de châteaux à Arcelot, Barbirey-sur-Ouche ou encore Lantilly en Côte d’Or, des jardins et potagers comme à Montigny-sur-Aube ou encore des jardins aquatiques, comme à Autoreille en Saône-et-Loire.
De plus, 15 communes ou groupements de communes sont également labellisés villes et pays d’art et d’histoire en raison de la richesse de leur patrimoine bâti.
Enfin, la Bourgogne-Franche-Comté compte 29 services d’archives communales, intercommunales, départementales ou régionales, dont 73 000 personnes étaient usagères en 2019.
Près d’une cinquantaine de lieux de spectacles sont implantés sur le territoire régional. Si près des deux tiers d’entre eux sont situés dans des espaces de densité forte ou intermédiaire, 35 % se trouvent dans des espaces peu ou très peu denses et contribuent ainsi à la diffusion des arts du spectacle dans les zones moins urbanisées et plus éloignées de l’offre culturelle.
Emploi culturel
Professions culturelles
Avec près de 14 600 actifs qui déclarent une profession culturelle au titre de leur activité principale, la Bourgogne-Franche-Comté compte 1,4 % de professionnels de la culture parmi l’ensemble de ses actifs, soit près d’un point de moins que la moyenne nationale (2,3 %). Les professionnels des arts visuels et des métiers d’art rassemblent près d’un tiers de ces professionnels (32 %) et les artistes, cadres et techniciens du spectacle près d’un autre tiers (31 %). Les femmes représentent 44 % des professionnels de la culture en Bourgogne-Franche-Comté, soit une part équivalente à la moyenne nationale (45 %) mais légèrement inférieure à celle des femmes dans la population active de la région (49 %). Deux professionnels sur cinq de la région sont non-salariés, une part comparable à la moyenne nationale (38 %).
Avec environ 3 300 professionnels de la culture, c’est en Côte-d’Or et dans le Doubs que la part de professions culturelles est la plus élevée (1,5 %). Dans le département du Jura, près de 1 200 personnes exercent une profession culturelle parmi lesquels 40 % exercent une profession des arts visuels et métiers d’art, soit 8 points de plus que la moyenne régionale.
Secteurs culturels
L’emploi culturel se mesure également par le nombre d’actifs dans les différents secteurs d’activité qui relèvent du champ culturel. Parmi eux, certains exercent une profession non culturelle (secrétaire dans un théâtre par exemple). On compte ainsi plus de 16 900 actifs des secteurs culturels en région Bourgogne-Franche-Comté, soit 1,6 % de l’ensemble de la population active de la région. Près d’un actif des secteurs culturels sur quatre (24 %) travaille dans les secteurs du livre et de la presse.
Le Doubs et la Côte d’Or sont, là encore, les départements où la part d’actifs culturels est la plus élevée, avec respectivement 1,9 % et 1,7 % de leur population active travaillant dans un secteur culturel. Un actif des secteurs culturels sur cinq du Doubs travaille dans les secteurs de l’audiovisuel et du multimédia, soit 9 points de plus que la moyenne régionale. En Saône-et-Loire, 36 % des actifs des secteurs culturels travaillent dans les secteurs de la presse et du livre, soit 12 points de plus que la moyenne régionale. En Bourgogne-Franche-Comté, plus d’un actif de l’édition audiovisuelle sur deux travaille dans le Doubs, alors que ce département ne concentre que 24 % de l’ensemble des actifs culturels de la région. La Saône-et-Loire concentre, quant à elle, plus d’un tiers de l’ensemble des actifs des secteurs de la presse de la région.
Entreprises culturelles
En 2018, la région Bourgogne-Franche-Comté compte environ 2 800 entreprises des secteurs culturels, soit 3 % de l’ensemble des entreprises des secteurs marchands et non marchand dans cette région, une proportion inférieure à la moyenne nationale (3,9%) et juste au-dessous de la moyenne des régions hors Île-de-France (3,3%). Le caractère rural de certains départements pousse à une faible présence des entreprises des secteurs culturels. La proportion d’entreprises culturelles est relativement homogène selon les départements mais tout de même plus faible en Haute-Saône (2,2%). À l’inverse le Doubs se caractérise par une proportion d’entreprises culturelles la plus forte de la région avec 3,7% d’entreprises culturelles parmi les entreprises marchandes et non marchandes, ce qui reste tout de même inférieur à la moyenne nationale de 3,9% mais au-dessus de la moyenne de province (3,3%). C’est dans le Doubs que l’on compte le plus grand nombre d’entreprises culturelles (600).
On compte 11 000 salariés (en équivalent temps plein) actifs des secteurs culturels marchands et non marchands, soit 1,4 % de l’ensemble des salariés dans cette région. Cette présence des salariés des secteurs culturels est proche de la moyenne des régions hors Île-de-France (1,5%) et reste inférieure à la moyenne nationale (2,2%).
Parmi les secteurs culturels, certains ont été particulièrement touchés par la crise sanitaire. Ainsi, en 2020, les entreprises de projection cinématographique monorégionales de Bourgogne-Franche-Comté (code Naf 59.14Z) enregistrent un recul de leur chiffre d’affaires de 69 % par rapport à 2019, contre 65 % en France métropolitaine. Dans le domaine marchand du spectacle vivant (code Naf 90.01Z), les entreprises monorégionales de la région enregistrent un recul de 29 % de leur chiffre d’affaires par rapport à 2019, contre 60 % en France métropolitaine pour l’ensemble des entreprises de spectacle vivant. Enfin, les librairies monorégionales de la région (code Naf 47.61Z) en revanche, enregistrent des pertes plus modérées, avec un recul de leur chiffre d’affaires de 5 %, contre 7 % en France métropolitaine pour l’ensemble du secteur.
Dépenses culturelles publiques
Les collectivités territoriales de la région ont dépensé plus de 330 millions d’euros pour la culture en 2019. À ces dépenses brutes, s’ajoutent 80 millions d’euros de la part du ministère de la Culture. Le bloc communal a réalisé 82 % des dépenses culturelles des collectivités territoriales (soit 273 millions d’euros), les départements, 10,5 % (35 millions d’euros) et la collectivité régionale 7,5 % (24 millions).
Dépenses culturelles du bloc communal en Bourgogne-Franche-Comté : 273 millions d’euros en 2019, soit 120 euros par habitant
L’ensemble du bloc communal a dépensé 273 millions d’euros pour la culture en 2019, soit en moyenne 123 € par habitant, au-dessous de la moyenne nationale (127 € par habitant).
La métropole dijonnaise et l’ensemble de ses communes (de 3 500 habitants ou plus) réalisent le quart des dépenses culturelles du bloc communal de la région, soit 68 M€, ce qui représente 261 € par habitant en rapportant à la population de la métropole (260 000 habitants, soit 11 % de la population régionale). La part du niveau intercommunal dans les dépenses culturelles totales de la métropole régionale, en revanche, est très réduite (3 %), au regard de la moyenne nationale pour les métropoles (22 %). Au total, l’effort budgétaire du bloc métropolitain pour la culture atteint 14 %, contre 8 % en moyenne pour l’ensemble des métropoles.
Les blocs communaux des douze communautés d’agglomération rassemblent 45 % de la population régionale et mobilisent le montant absolu le plus élevé de dépenses culturelles régionales (136 M€), ce qui représente 137 € par habitant. Bien que beaucoup plus nombreuses, les communautés de communes consacrent un montant de dépenses culturelles moins élevé, rapportées à leur population : 66 € par habitant, soit 60 M€ au total.
La répartition départementale des dépenses culturelles des blocs communaux de la région est assez concordante avec celle de la population, à l’exception de la Côte-d’Or qui totalise 30 % des dépenses régionales du bloc communal et rassemble le cinquième de la population. C’est dans l’Yonne et la Haute-Saône que l’euro par habitant des blocs communaux est en moyenne le moins élevé, avec respectivement 79 € et 74 € par habitant, contre presque 190 € par habitant en Côte d’Or. Le taux d’effort budgétaire des blocs communaux est le plus élevé en moyenne en Côte d’Or (13 %) contre 7 % dans le Territoire de Belfort. La part des dépenses culturelles du seul niveau intercommunal est de 42 % dans le Territoire de Belfort, et dépasse 50 % dans le Jura et la Nièvre, ce qui est presque le double de la moyenne nationale (26 %).
Trois secteurs culturels représentent plus de la moitié des dépenses du bloc communal, lorsqu’on rapporte ces dernières à la population : l’action culturelle, les musées, et l’expression musicale, lyrique et chorégraphique, qui concentrent chacun 21 € par habitant en moyenne régionale.
Ces moyennes régionales cachent de grandes disparités entre les départements. Dans le cas de l’action culturelle, les dépenses de la part du bloc communal s’élèvent à moins de 10 € par habitant dans trois départements (Nièvre, Territoire de Belfort, Yonne) et montent à 55 € par habitant pour la Côte-d’Or. De même, dans le cas des musées, les blocs communaux dans trois départements dépensent moins de 4 € par habitant (Haute-Saône, Nièvre, Territoire de Belfort) tandis que les dépenses sont de 50 € par habitant pour le bloc communal de Côte-d’Or.
Le secteur des bibliothèques représente lui aussi un poste de dépenses culturelles important, avec une moyenne régionale de 17 € par habitant pour le bloc local, mais une dépense de moins de 10 € par habitant pour les blocs locaux de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, contre 30 € par habitant dans celui du Jura. Le secteur du cinéma représente 5 € par habitant du bloc communal, en moyenne régionale, et c’est dans le bloc local de Saône-et-Loire que cette moyenne est la plus élevée, avec 10 € par habitant.
Près de 35 millions d’euros pour la culture de la part des départements de Bourgogne-Franche-Comté
La somme des dépenses culturelles des huit départements de la région Bourgogne-Franche-Comté atteint près de 35 millions d’euros en 2019, soit le onzième volume de crédits culturels des départements parmi les régions françaises. Les budgets culturels départementaux s’échelonnent de 2,5 millions d’euros pour le Territoire de Belfort à 8,4 millions pour le Doubs, et sont tous inférieurs au budget culturel départemental en moyenne nationale (9,9 millions d’euros).
Rapportées à la population, les dépenses culturelles départementales vont ainsi de 7 € par habitant (Saône-et-Loire) à 20 € par habitant (Territoire de Belfort).
Trois départements ont un effort budgétaire culturel inférieur à 1 % : la Saône-et-Loire, l’Yonne et le Jura, alors que la moyenne nationale est de 1,4 %. Le Territoire de Belfort se distingue aussi, avec un effort budgétaire culturel de 2 %.
La répartition des dépenses départementales entre les patrimoines d’une part et les activités artistiques et l’action culturelle d‘autre part est contrastée au sein de la région : les dépenses patrimoniales représentent ainsi les trois quarts du budget culturel total pour la Côte d’or (soit près de 5 M€) et pour le Doubs (soit 6 M€) ; à l’opposé, le Territoire de Belfort consacre 86 % de son budget culturel aux activités artistiques et à l’action culturelle (soit 2,4 M€).
La Haute-Saône et la Saône-et-Loire ont un budget compris entre 2 et 2,5 M€ pour les patrimoines. En rapportant ces budgets à la population, la Haute-Saône rejoint le Doubs et la Côte d’Or : leurs dépenses patrimoniales représentent entre 9 € et 11 € par habitant.
Les dépenses pour les activités artistiques et l’action culturelle sont les plus élevées pour les départements de la Nièvre et du Territoire de Belfort (2,4 M€ chacun) et dépassent la moyenne nationale en euros par habitant (respectivement 11 € par habitant et 17 € par habitant contre 7 € par habitant). Pour tous les autres départements de la région, ce ratio se situe entre 3 € par habitant et 6 € par habitant.
La collectivité régionale Bourgogne-Franche-Comté : 24 millions d’euros pour la culture
La collectivité régionale Bourgogne-Franche-Comté a dépensé 24 millions d’euros pour la culture en 2019, dont 18 M€ en fonctionnement. Ces dépenses représentent plus de 8 € par habitant, en dessous de la moyenne des collectivités régionales (11 € par habitant).
Près des trois quarts des dépenses culturelles des collectivités régionales vont au secteur des activités artistiques et de l’action culturelle. C’est 70 % pour la région Bourgogne Franche-Comté qui lui a consacré 17 M€, contre un peu plus de 7 M€ pour le patrimoine, soit respectivement 6 € et 2 € par habitant, moins que les moyennes nationales (respectivement 8 € et 3 € par habitant).
En termes d’effort budgétaire, là encore la collectivité se situe en dessous de la moyenne des régions, tant en fonctionnement (1,8 % contre 2,4 % en moyenne nationale) qu’en investissement (1,4 % contre 1,9 %).
Les dépenses du ministère de la Culture atteignent près de 80 millions d’euros en Bourgogne-Franche-Comté
Près de 80 millions d’euros ont été mobilisés en 2019 par le ministère de la Culture en Bourgogne-Franche-Comté, soit 28 € par habitant, dont un peu moins de 18 M€ en investissement (6 € par habitant). En dehors de l’Ile-de-France, c’est le quatrième montant le plus élevé en euros par habitant des régions métropolitaines.
Hors masse salariale, la majeure partie des crédits ministériels est localisée dans les deux départements de la préfecture de région (Dijon, en Côte d’Or) et du siège du Conseil régional (Besançon, Doubs), respectivement 18 M€ et 15 M€. Deux autres départements bénéficient d’un montant de crédits deux fois moindre : la Saône-et-Loire (près de 9 M€) et la Nièvre (7 M€), soit pour ce dernier le montant le plus élevé des départements de la région en euros par habitant (35 €/habitant). Ce sont entre 4 % et 8 % des crédits ministériels dont bénéficient directement les quatre autres départements de la région, soit de 2 M€ à 5 M€, du territoire de Belfort à l’Yonne et de la Haute-Saône au Jura.
Qu’est ce que le pass Culture ?
Le pass Culture est la première application culturelle des jeunes de 15 à 21 ans destinée à te proposer une multitude d’offres culturelles et expériences uniques près de chez toi !
Une part individuelle
Tu as entre 15 et 21 ans ? Tu peux profiter d’un crédit à travers l’application pass Culture pour accéder de façon autonome à toutes tes envies de culture. Petit bonus : grâce à l’offre duo, tu peux inviter ta famille ou tes amis à partager des découvertes culturelles !
Une part collective
Tu es collégien ou lycéen ? La part collective est attribuée aux collèges et aux lycées pour les élèves de la 6e à la terminale. Elle est destinée à financer des activités d’éducation artistique et culturelle (EAC) dans le cadre scolaire.
Tu as entre 15 et 17 ans ?
Tu peux profiter de la part individuelle via l’application pass Culture qui devient ta boussole culturelle. Elle te guide vers des sorties et des offres gratuites (expositions, spectacles, ateliers, concerts, jeux concours et bien d’autres encore) autour de toi. L’application et nos réseaux sociaux créent un média à portée de main qui te permet d’explorer toute l’actualité culturelle !
Dès tes 17 ans, bénéficie de 50 € de crédit pour réserver des offres culturelles payantes proposées sur l’application pass Culture par nos très nombreux acteurs culturels partenaires.
La part collective, elle, est gérée par tes enseignants sur une plateforme dédiée (25 € par an pour les élèves de collège, 30 € pour les élèves de seconde et de CAP, et 20 € pour les élèves de première et de terminale).
Tu as 18 ans ?
À 18 ans, un crédit de 150 € t’est accordé sur l’application pendant 3 ans pour découvrir et réserver des propositions culturelles près de chez toi ainsi que des offres numériques en ligne.
Dans les mois à venir, tu pourras bénéficier d’un bonus de 50 € supplémentaires l’année de tes 18 ans, sous réserve de remplir l’une des conditions suivantes :
- Si tu es en situation de handicap : tu es éligible à ce bonus si tu perçois l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH) ou l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH).
- Si tes parents (ou toi-même) remplissent certaines conditions de ressources : tu peux recevoir ce bonus si le quotient familial de ton foyer, l’année de tes 17 ans, est inférieur à un seuil défini chaque année (plus d’informations à venir).
Le pass Culture vise à encourager la rencontre entre les partenaires culturels et les jeunes : tu ne pourras donc pas te faire livrer de biens matériels.
Éducation artistique et culturelle
L’éducation artistique et culturelle constitue une priorité afin de garantir la démocratisation culturelle et l’égalité des chances en particulier à destination des jeunes, de la maternelle à l’université.
Missions
- Mettre en œuvre le parcours d’éducation artistique et culturelle, afin de garantir une éducation par l’art et à l’art (sa diversité, son évolution, sa richesse, aussi bien dans sa dimension nationale qu’internationale) ;
- Assurer par là, l’émancipation des individus grâce au développement de la sensibilité, de l’esprit critique et de la créativité ;
- Favoriser l’engagement mutuel entre différents partenaires autour de projets : communauté éducative et monde culturel, secteur associatif et société civile, État et collectivités territoriales ;
- Soutenir la formation des différents acteurs ;
- Ouvrir à la fréquentation des œuvres, à la rencontre des artistes ;
- Permettre la pratique artistique et l’acquisition de connaissances.
Concrètement, la DRAC s’associe au ministère de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur, aux collectivités territoriales et à la DRAAF pour mettre en œuvre des :
- Enseignements (spécialités ou options facultatives) et ateliers artistiques ;
- Résidences avec des institutions publiques ou privées qui offrent un espace à des jeunes pour exposer leur création en leur fournissant les moyens nécessaires ;
- Jumelages ;
- Formations ;
- Projets ou partenariats spécifiques avec des instances culturelles.
Pour l’ensemble de ces actions, la DRAC participe humainement et financièrement à l’émergence, au montage et à la mise en œuvre de projets.
Valorisation du patrimoine
Le ministère de la Culture s’engage dans la médiation et la valorisation du patrimoine bâti, urbain et paysager (labels, appellations ou conventions).
Il vise à transmettre des valeurs culturelles attachées à un lieu, le patrimoine représente un facteur d’enrichissement personnel et un support important pour les échanges entre les cultures et les générations.
À la rencontre entre protection, expertise (scientifique et technique) et action culturelle à destination de tous les publics, la valorisation et la médiation du patrimoine se traduisent par des approches multiples :
- Villes et pays d’art et d’histoire ;
- Volets culturels des programmes des parcs naturels régionaux et des parcs nationaux ;
- Volets culturels des grands programme de type « Opérations Grands Sites » ;
- Mise en œuvre des plans de gestion des biens du patrimoine mondial ;
- Labels thématiques : Maisons des Illustres, Architecture contemporaine remarquable , Jardins Remarquables.
La valorisation du patrimoine répond aux priorités nationales que sont l’éducation artistique et culturelle, l’accessibilité de la culture pour tous et la contribution de la culture à la construction de la citoyenneté.
Les politiques de transmission du patrimoine et de maintien de l’esprit des lieux favorisent l’appropriation du patrimoine et des valeurs culturelles et, en retour, l’émergence de nouveaux patrimoines portée par les communautés des citoyens.
Musées
Au sens du Patrimoine, est considéré comme musée toute collection permanente composée de biens, dont la conservation et la présentation ont un intérêt public.
Quel est le rôle de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Bourgogne-Franche-Comté auprès les musées ?
Les conseillers musées de la DRAC Bourgogne-Franche-Comté accompagnent scientifiquement et techniquement les musées dans la gestion des collections. Ils conseillent les équipes et les élus dans leurs projets architecturaux et muséographiques, en lien avec le service des Musées de France.
Les conseillers animent notamment les commissions régionales d’acquisition et de restauration des collections, délivrent des conseils en restauration (avec le centre de recherche et de restauration des musées de France) ou encore coordonnent le réseau des musées de France.
La DRAC joue ainsi un rôle essentiel dans le soutien et la promotion des musées de la région, en veillant à ce qu’ils puissent remplir leurs missions de conservation, de recherche, d’éducation et de diffusion de la culture.
L’appellation « musées de France »
La Bourgogne-Franche-Comté compte 101 musées de France.
Cette appellation a été promulguée par la loi du 4 janvier 2002. Elle définit les « musées de France » comme « toute collection permanente composée de biens dont la conservation et la présentation revêtent un intérêt public et organisée en vue de la connaissance, de l’éducation et du plaisir du public. »
Les « musées de France » ont pour principales missions :
- conserver, restaurer, étudier et enrichir leurs collections ;
- les rendre accessibles à tous les publics ;
- concevoir et mettre en œuvre des actions d’éducation et de diffusion visant à garantir l’égal accès de tous à la culture ;
- contribuer au progrès de la connaissance et de la recherche.
